Elle pourrait être l’une des sensations de ce Mondial. Suleydi Suarez, seize ans à peine, gardienne héroïque, avec dix-sept parades, de la rencontre pour la troisième place du
dernier Championnat panaméricain, avait profité de la ferveur du public dominicain, pour guider ses acolytes vers la troisième marche du podium. Tourné vers l’attaque, à l’image de
Judith Granado, la meilleure marqueuse de l’édition, le groupe de Felix Romero veut maintenant profiter de son périple en France pour s’aguerrir.
Il reste deux équipes pour compléter cette Coupe du Président : dans le groupe D à Toulon, la 3ème et la 4ème place se joueront probablement entre la Tunisie et la Chine, la Pologne
et la Roumanie semblant pouvoir prendre les deux premières.
Dans le groupe E, c'est le Congo et le Japon qui vont lutter pour éviter Plaisir, l'Espagne et la Hongrie étant promises à d'autres aventures.
Voici donc une présentation des quatre nations potentielles :
Tunisie : finaliste de la dernière CAN (Coupe d'Afrique des Nations), les tunisiennes devraient avoir en France de nombreux supporters.
La finale de la dernière CAN a redonné des ailes aux demoiselles de Tunisie. Désormais couvées par le Serbe Bogosav Peric, elles comptent soigner leur approche du haut niveau et
avancer avec méthode. Et donc avec plus de rigueur, plus d’investissement. Si les joueuses professionnelles comme Marzouk, Toumi, Chebbah, Abdelhak, Ben Slama ou Khouildi
doivent continuer à montrer la voie, la parole est également donnée aux jeunes du pays, celles de Sfax ou de l’Etoile du Sahel. La recette, ni plus ni moins, qui avait conduit
les hommes en demi-finale du Mondial 2005…
Chine : à moins d'un an des Jeux Olympiques de Pékin, les chinoises viendront elles en préparation intensive pour briller sur leurs parquets ?
C’est un vieux songe, celui d’imiter les voisines sud-coréennes, sacrées dans leur jardin oriental en 1988. Les Chinoises, oui, rêvent de Pékin, de mérite olympique,
vingt-quatre ans après le bronze accroché à Los Angeles. Mais le chemin est long. Orphelines de Chao Zhai, en passe de devenir citoyenne du royaume du Danemark, les protégées de
Zhang Guo Rong fignolent et polissent mais peinent à trouver la mesure. Leur jeu est pourtant attrayant, évidemment structuré, plutôt physique, plutôt bien mené par Wang Sha
Sha. Mais il manque de repères, d’expérience. Et le handball, en Chine, même avec Pékin en point de mire, n’est malheureusement pas une priorité.
Congo : Il s'agit là du Congo-Brazaville et non pas du Congo-Kinshasa (anciennes appellations de ces deux pays qui semblent si proches)
Là-bas, à Brazzaville, dans le stade de foot, des matches de filles attiraient jusqu’à 30 000 spectateurs. Là-bas, Solange Koulinka, Angélique Abemane, Victorine Mouélé,
Yvonne Makouala ou Micheline Okemba étaient des sportives adulées, parmi les plus fameuses. C’était avant… L’époque où la sélection enchaînait les victoires dans la CAN, entre
1979 et 1985. Epoque lointaine, époque bénie… Depuis peu, la mode, au Congo, est à nouveau au handball. Grâce à Gisèle Donguet, meilleure joueuse de la dernière CAN, à sa
complice Chantal Okoye. Grâce au Roumain Georghe Ionescu, venu apporter rigueur et discipline. Grâce à Antoine-Claise N’Kombo, le coach nostalgique…
Japon : Le Japon est un habitué des championnats du Monde. Alors....
Cette fois, le gourou néerlandais a eu le temps de se familiariser avec ses ouailles. Arrivé quelques mois seulement avant le Mondial de Saint Petersburg, Bert Bouwer
travaille depuis sans relâche pour façonner son escouade et mijoter quelques spécialités. Bronzé aux Jeux Asiatiques de Doha en fin d’année passée, le Japon parie sur
l’expérience acquise par un groupe de 27,5 ans de moyenne d’âge, toujours emmené par la puce (1,61 m) Mineko Tanaka. Et aussi sur une grande et belle habitude puisque qu’il
livrera en France sa treizième bataille mondiale…
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